Cinq joueuses olympiennes seront à nouveau en lice les prochains jours pour divers rendez-vous internationaux : Viviane ASSEYI (Équipe de France A),  Maëlle LAKRAR et Mickaëlla CARDIA (Edf U19), Fanndis FRIDRIKSDOTTIR (Islande) et Cristina FERRAL (Mexique). Une sixième, appelée avec l’EdF U19, a dû renoncer pour cause de blessure : Cindy CAPUTO.

EN ÉQUIPE DE FRANCE A

Viviane ASSEYI
24 ans, 1m63, attaquante.
Internationale française (22 sélections, 4 buts)
Appelée en : A
Matchs : amicaux
Lieu : France
Adversaires : Nigéria (6 avril, 21h au Mans) et Canada (9 avril, 21h à Rennes)– tous deux retransmis en direct sur la chaîne gratuite de la TNT CStar.

« Vivi » est désormais solidement installée dans le groupe des Bleues de la sélectionneuse Corinne Diacre, avec 9 matchs joués sur 10 depuis que l’ancienne capitaine de l’équipe de France a pris celle-ci en main. Aux USA, lors de la SheBelievesCup, dernière sortie des Bleues le mois dernier, l’attaquante olympienne a participé aux trois matchs de gala face aux trois meilleures nations mondiales. Entrée à l’heure de jeu contre l’Angleterre alors que les Bleues sombraient (0-4), elle fut avec Gaétane Thiney celle qui aida à remettre l’équipe sur les rails et à terminer la rencontre avec un bien meilleur visage (score final 1-4).
Titulaire (90 minutes) contre les championnes du monde en titre et numéro 1 FIFA, les USA, Vivi fut créditée d’un excellent match au bout d’un nul convaincant (1-1). Enfin, face à l’Allemagne, championne olympique et numéro 2 FIFA, elle fut à nouveau titulaire et directement à l’origine du premier but tricolore marqué par Amandine Henry, grâce à une récupération haute et une transmission rapide.

Viviane Asseyi a visiblement toute la confiance – justifiée -de Corinne Diacre.

Nul doute qu’elle devrait avoir à nouveau un large temps de jeu contre le Nigéria et le Canada, d’autant plus que sa concurrente directe au poste, Kadiddiatou Diani (PSG) est absente sur blessure (remplacée par la Lyonnaise Delphine Cascarino).

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EN ÉQUIPE DE FRANCE U19

Maëlle LAKRAR
17 ans, 1m72, défenseure centrale ou latérale.
Internationale U20 (1 sélection), U19 (2 sél. 1 but), U17 (12 sél. 5 buts), U16 (10 sél.)
Appelée en : U19
Tournoi : TOUR ÉLITE qualificatif à la phase finale de l’Euro U19.
Lieu : Finlande
Adversaires : Azerbaïdjan (04 avril, 10h30), Finlande (7 avril, 16h30), Belgique (10 avril, 16h30).

Tous ceux et toutes celles qui ont vu jouer Maëlle sous les couleurs de l’OM depuis son arrivée au club en D2 à l’âge de 15 ans, ou sous les diverses tuniques bleues des sélections nationales jeunes, le savent : la défenseure de l’OM est une pure pépite. De l’or en barre. Une jeune fille formée au club de sa ville natale, le FC Salon (Bouches-du-Rhône) où elle évolue de 6 à 11 ans (2006-2011), avant de passer à Salon Bel Air Foot (2011-2015). C’est donc à l’été 2015 – elle vient de fêter tout juste ses 15 ans (elle est née le 25 mai 2000) – qu’elle rejoint l’OM qui s’apprête à disputer sa 2e saison en D2. Arrivée avec une formation de milieu offensive – on ne peut s’en étonner lorsqu’on voit sa technique, sa vision du jeu, son calme et la précision de ses passes -, elle est aussitôt repositionnée en défense centrale par Christophe Parra. Avec la Bastiaise Léonie Multari, elle aussi débarquée au club cet été-là, Maëlle va constituer une paire centrale de très haute tenue, et qui ne sera pas pour rien dans l’invincibilité de l’équipe sur cet exercice 2015-2016 et le titre de championne de France de D2. Elle joue 20 matchs sur 22. À 15 ans, rappelons-le… Au côté de Léo-le-feu, Maëlle est la glace. D’une extrême élégance balle au pied, la grande pitchounette (172 cm) éblouit par sa maturité et un calme, un sang-froid de vieux briscard. Défendant toujours debout, elle (dé)montre une intelligence sur le terrain bien au-dessus de la moyenne. Dotée d’une gamme complète – elle est excellente dans le jeu aérien, ce qui lui a déjà valu de marquer plusieurs buts, que ce soit en club ou en sélection -, sa pointe de vitesse la fait glisser sur le côté la saison suivante, celle des grands débuts de l’OM en D1, à droite ou à gauche, ce n’est pas ça qui va gêner Maëlle.
Absente des  7 premiers matchs (à l’exception de celui face au MHSC, à la 3e journée, 0-5) sans la moindre victoire pour l’OM  – son refus de quitter l’INSEP, qu’elle a intégré, n’étant sans doute pas étranger à ces absences… -, Maëlle revient dans l’équipe à la 8e journée contre Juvisy, un cador de la D1. La jeune Olympienne met Gaétane Thiney dans sa poche pendant 90 minutes, l’OM remporte sa première victoire (2-1) et va enchaîner sa formidable série qui se terminera en fin de saison avec une superbe 4e place au classement, une première pour un promu.
La saison actuelle – de galère pour l’OM, très sérieusement menacé de relégation à 4 journées de la fin — l’a vue disputer 14 rencontres et marquer son premier but en D1… face au PSG.

L’élégance naturelle de Maëlle, sous le maillot olympien.

Évidemment, un tel talent a vite été détecté, et Maëlle n’a pas tardé à connaître les joies de la sélection. D’abord avec Cécile Locatelli comme sélectionneuse en U16 (10 sélections), puis en U17 avec l’ancienne capitaine emblématique des Bleues Sandrine Soubeyrand (12 sélections et 5 buts, ratio remarquable pour une défenseure centrale). En à peine plus d’un mois (10 octobre – 23 novembre 2017), Maëlle est passé de sa dernière sélection en U17, à deux premiers matchs en U19 (deux victoires contre l’Italie 5-2 – avec un but à la clé -, et les Féroé 11-0), puis ses débuts en U20 en novembre contre les U23 de la Suède (victoire 2-0). Elle y joue la 2e période.

Maëlle (debout, 3e à partir de la gauche) avec l’EdF U19 contre les Féroé.

Alors que le sélectionneur des U20, Gilles Eyquem, n’a pas manqué de confier qu’il comptait bien sur Maëlle pour la phase finale de Coupe du Monde de la catégorie qui se jouera cet été en Bretagne (les Bleuettes ont terminé 3e en 2014 et 2e en 2016), l’Olympienne a été rappelée en U19 ces jours-ci afin d’aider la sélection à se qualifier pour l’Euro. Cela en dit beaucoup sur son importance, alors que Maëlle est la deuxième plus jeune joueuse du groupe !
En bonne logique, elle devrait ensuite retrouver les U20 pour le tournoi amical du 5 au 10 juin à… Aix-en-Provence, autrement dit quasiment chez elle, contre Haïti, l’Allemagne et les USA.

Ah oui, juste pour le noter : en 45 matchs de championnat avec l’OM (20 en D2, 25 en D1), en tant que défenseure entre 15 et 17 ans, Maëlle n’a reçu qu’un seul carton jaune (en D2)… Voilà, voilà…

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Mickaëlla CARDIA
18 ans, 1m59, attaquante.
Internationale U19 (2 sél.), U17 (12 sél. 3 buts), U16 (6 sél. 2 buts)
Appelée en : U19
Tournoi : TOUR ÉLITE qualificatif à la phase finale de l’Euro U19.
Lieu : Finlande
Adversaires : Azerbaïdjan (4 avril, 10h30), Finlande (7 avril, 16h30), Belgique (10 avril, 16h30).

Mickaëlla Cardia, pure Marseillaise, a débuté à 12 ans à l’Association à vot’ service (si, si !), où elle joue un an, avant de passer à l’ASPC des trois cités (2013-2014), puis d’intégrer l’OM à l’été 2014. Elle apparaît pour la première fois en équipe première en février 2016 (elle vient alors de fêter ses 16 ans) en D2 contre Claix (2-0). Mais la saison suivante ne la voit pas pointer le bout de son nez sur un terrain de D1, à l’inverse de cette année où la petite et véloce attaquante olympienne foule les pelouses à 13 reprises (sur 18 possibles). Et elle marque son premier but dans l’élite nationale le 18 mars dernier à Albi pour l’une des trois victoires – jusqu’ici – de l’OM (2-0). À quoi il convient d’ajouter deux autres buts en Coupe de France à Caen (32e, 6-0) et contre Fleury (16e, 2-0).

Mickaëlla est appelée pour la première fois chez les Bleuettes en U16 en février 2016, des débuts réussis avec une victoire contre l’Écosse (7-0) et un doublé. Elle connaîtra 6 sélections en 5 mois, avant de passer en U17 en octobre. Des débuts ponctués par un… 17-0 face au Kazakhstan ! Elle joue moins d’une demi-heure et marque un but.  11 autres sélections suivront et 2 buts supplémentaires au compteur (contre l’Allemagne 2-7, et la Russie 4-0). En octobre 2017, elle débute en U19 – avec Lakrar – à l’occasion de deux matchs contre les Îles Féroé (18 minutes de jeu, un but, 11-0), puis la Moldavie (titulaire, 90 minutes, 9-0).

Mickaëlla, accroupie et 1ere à gauche, avant son match contre la Modavie, avec l’EdF U19.

Joueuse rapide, intelligente, précise devant le but, habile en un contre un, Mickaëlla a encore une belle marge de progression et constitue indiscutablement un des meilleurs espoirs de l’OM et du foot féminin français à son poste.

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AVEC L’ÉQUIPE NATIONALE D’ISLANDE

Fanndis FRIDRIKSDÓTTIR

27 ans, 1m74, milieu excentrée ou attaquante.
Internationale A islandaise (92 sélections, 14 buts).
Appelée en : Équipe nationale d’Islande
Compétition : matchs qualificatifs à la Coupe du Monde 2019
Lieu : Slovénie et Îles Féroé
Adversaires : Slovénie (6 avril, 17h) et Îles Féroé (10 avril, 18h).

La première Islandaise à jouer en France est un pilier de sa sélection nationale avec laquelle elle évolue depuis 9 ans (2009). Elle approche aujourd’hui la centaine de sélections (92), ce qui impose le respect ! Ses derniers matchs avec l’Islande ont été disputés à l’occasion du tournoi de l’Algarve au Portugal, le mois dernier, tournoi ponctué par 3 matchs nuls contre les deux finalistes du dernier Euro (Danemark 0-0 et 1-1, Pays-Bas 0-0) et une défaite (Japon 1-2).
L’Islande joue cette semaine deux matchs pour le compte du groupe E qualificatif pour la Coupe du Monde 2019 qui aura lieu en France. Les adversaires, Slovénie et Îles Féroé, occupent les deux dernières places du groupe et ne devraient pas poser de problèmes majeurs aux Islandaises, 2e de la poule derrière l’Allemagne et à égalité de points avec la République Tchèque (mais avec un match de plus à jouer). Les Tchèques ne jouant qu’une fois dans le même temps… en Allemagne, Fridriksdottir et ses coéquipières devraient prendre le large au classement sur la nation d’Europe centrale.

Avec l’OM, Fanndis connaît une année difficile bien sûr pour sa première saison au club. L’ailière ou milieu excentré a disputé 15 rencontres en championnat, mais n’a inscrit qu’un seul petit but, à Lille lors de la 6e journée (1-1). Régulièrement titulaire, elle ne l’a pas été lors des deux dernières rencontres à Albi (entrée à la 66e) et contre Fleury où elle ne fut lancée par Christophe Parra qu’à la 74e.

Cette saison, Fanndis plane plus avec sa sélection qu’avec l’OM…

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AVEC L’ÉQUIPE NATIONALE MEXICAINE

Cristina FERRAL
25 ans, 1m68, milieu de terrain.
Internationale A mexicaine (8 sélections, 1 but).
Appelée en : Équipe nationale du Mexique.
Matchs : amicaux
Lieu : USA
Adversaire : USA (5 et 8 avril)

Depuis sa première sélection en équipe du Mexique (après avoir connu tous les échelons jeunes) l’été dernier contre la Suède (0-1) et inscrit son premier but international (d’une frappe magnifique de 30m en lucarne !) le 21 octobre dernier, contre la Chine (2-3) lors du tournoi international de Yongchuan, Cristina Ferral n’a plus quitté l’équipe nationale dont elle est devenue une titulaire en milieu de terrain. On l’a vue récemment en finale de la Turkish Women’s Cup contre l’Équipe de France B de sa coéquipière de club Anaïs M’Bassidjé qui remporta la mise (2-1).

S’il existe un mystère à l’OM féminin – parmi bien d’autres, il est vrai ! –, le cas de Cristina en est un. Pourquoi, alors qu’elle a été recrutée à l’intersaison, qu’elle s’est imposée dans sa sélection nationale, qu’on la verra certainement l’année prochaine lors de la Coupe du Monde en France, pourquoi Christophe Parra ne lui accorde-t-il aucune confiance, alors que l’équipe se traîne à la dernière place du classement ? Cristina n’a participé qu’à 7 matchs de championnat pour un total de 325 minutes, soit l’équivalent de 3,5 matchs complets, et on ne l’a plus vue sur une pelouse de D1 depuis le 10 décembre et la 11e journée. Elle est aujourd’hui confinée avec la réserve (6 matchs, 4 buts). L’équipe tournerait au mieux en D1, peut-être pourrait-on comprendre (encore que…), mais là, c’est le mystère. Pourquoi l’avoir fait venir à l’OM pour ne jamais la faire jouer ? Et lorsque ce fut le cas, on la vit évoluer à un poste qui n’était pas le sien. On nous accordera le droit d’être très déçu du traitement réservé à la Mexicaine, et qu’aucune chance ne lui soit donnée depuis plus de 4 mois. Ce ne serait pourtant pas un luxe, vu les performances actuelles de l’équipe.

Un numéro 13 qui porte chance à Cristina… en sélection mexicaine.

En attendant, bonne chance à Cristina face aux championnes du monde et numéro un FIFA cette semaine. Ce sera à n’en pas douter plus excitant pour elle de jouer les USA que Maillanne, Carros ou Ramatuelle en DH…

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Philippe Serve
A suivre sur Twitter : @Olympiennes

Crédits photo : FFF, FIFA, AIPS, France Actu

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