Et voilà les amis, nous y sommes ! C’est le grand jour ! Depuis vendredi soir 23h00, au coup de sifflet final de  l’excellent – hum hum – Amaury Delerue lors de l’épique Guingamp/OM, tous nos regards se sont tournés vers ce jour. Bien sûr, il nous a fallu digérer ce match nul obtenu in extremis à 10 contre 11 en terres bretonnes, mais une fois la déception passée, une fois le coup franc du Strasbourgeois Dimitri Lienard admiré, ce qui nous a laissés en vie et rassuré pour samedi prochain, nous nous sommes tous mis à rêver.

Et c’est bien de cela dont il s’agit ! De rêver, tant la montagne Atletico semble infranchissable. Cela fait cinq longues journées que nos esprits se mettent à imaginer les plus beaux scénarios, les plus improbables ou les plus probables. Nous sommes tous dans la crainte d’être terriblement déçus comme en 2004, ou 1991 pour les plus âgés, et en même temps dans l’espoir de pouvoir une nouvelle fois nous enorgueillir d’être “à jamais les premiers” et, sans doute pour longtemps encore, les seuls comme en 1993.

Alors, bien sûr, on donne tous le change sur les réseaux et avec les amis, certains préfèrent faire les fous pour s’occuper et éviter de penser, d’autres préfèrent rendre service et s’investir dans une cause comme jamais pour passer le temps et se sentir essentiels sans doute, d’autres encore communiquent leur stress et leur impatience. Chacun vit cette attente à sa manière, afin qu’elle n’en devienne pas insupportable et interminable.  Jamais le temps n’a paru aussi malléable et élastique.

Des émotions encore et toujours. Je lis ou j’entends, “Oui, mais quand tu gagnes 2-0 à l’extérieur, t’as pas le droit de te faire remonter”, ou encore : “Quand on est l’OM, on se doit d’être exigent”. Mais c’est ça le football ! Des émotions !! Qu’on soit l’OM, l’AS Trouduculdumonde ou le FC Trifouillis-les-oies, ce sont ces choses, qui sont improbables ou interdites, qui font qu’on aime ce sport ! Qu’on le vive à ce point ! Que lorsqu’on entend le fameux “Ce n’est que du foot”, on pense NON ! Que ça nous fasse discuter pendant des heures après pour savoir si oui ou non il y avait faute ou hors-jeu ou main. Et ce sont ces émotions encore qui nous rendent accros à ce point !

Nos esprits se souviennent à quel point ces ascenseurs émotionnels presque constants sont générateurs d’endorphine, donc de bonheur et de bien-être. Quitte à en occulter les sensations désagréables des défaites et des nombreuses injustices que l’on peut ressentir et subir lorsqu’on est supporter. Et notre OM, c’est ça ! Un dealer d’émotions comme aucun autre club en France ! Un pourvoyeur de sensations bonnes et mauvaises ! Des montagnes russes incessantes et perpétuelles.

Et ce soir, nous serons soit très tristes, soit en folie de bonheur, mais en pleurs quoi qu’il arrive, et sans doute fiers de nos joueurs s’ils montrent les valeurs qu’ils ont portées tout au long de la compétition. Évidemment, nous ne sommes pas totalement stupides, et nous savons que nos chances sont moindres que celles de l’Atletico. Mais elles sont réelles, et nos joueurs, si l’on se fie à leurs différentes sorties médiatiques, semblent être conscients de ces chances, aussi infimes soient-elles. Ils ont gagné et sué le droit d’être là, ce soir, et ils comptent bien user de ce droit ! 

Ils savent avoir tout un peuple derrière eux, et qu’en cas de résultat positif, ce peuple saura leur faire honneur pendant longtemps, comme il l’a fait et le fait encore aux héros de 93 qui se sont dépouillés face au grand Milan AC, alors la référence du football européen de ces années-là.

La bonne mère veille sur nous

Et rien qu’à la pensée que 25 ans après, l’OM, notre OM, réédite l’exploit d’être sur le toit de sa coupe d’Europe, j’en éprouve un tel vertige que je préfère vite évacuer cette pensée. On les entend déjà les “rageux” habituels nous dire :”Ouais, mais c’est que l’Europa League !” Qu’un club français qui l’a déjà gagné se présente pour que leurs supporteurs nous expliquent à quel point c’est facile ne serait-ce que d’être en finale. Quel clin d’œil à l’histoire cela serait ! Quel pied de nez !  À ce niveau, on peut même évoquer des majeurs tendus qui ont tant marqué l’entraîneur de Leipzig, mais uniquement en cas de victoire ! OM entends-tu la ferveur de ton peuple qui gronde ? OM bats toi pour lui, il le mérite et toi aussi tu le mérites après tout ce qu’ils t’ont fait endurer, tout ce qu’ils nous ont fait endurer. Comme dirait Adil Rami :“On les aura les méchants”

Bonne finale à tous, et ALLEZ L’OM ! 

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