Adil Rami. C’est peut-être la plus belle histoire de cette saison. 

L’ancien joueur du FC Séville, âgé de 32 ans, fait le bonheur du peuple marseillais depuis son arrivée cet été. Le natif de Bastia a permis de stabiliser la défense olympienne et est également adulé par les supporters, ainsi que dans le vestiaire. Il est désormais un taulier de l’effectif marseillais.

Adil Rami est un défenseur international français physique, technique, avec une excellente capacité de relance. Le nouveau système de jeu utilisé par Rudi Garcia a rendu encore plus serein l’ex Lillois grâce au deux milieux défensifs devant la défense.

D’ailleurs, les supporters ne s’y trompent pas, car toute la Cannebiere a eu une frayeur quand, au début de saison, la tour de contrôle de l’OM a dû céder sa place. C’était en effet le 24 août dernier, en Ligue Europa, lors du tour préliminaire où l’ancien pensionnaire de l’AC Milan a ressenti une vive douleur face à Domzale (3-0). Adil Rami a été victime d’une déchirure du pectoral droit, ce qui aurait dû conduire à une opération.

Cependant, celui qui a aussi la nationalité marocaine a décidé de continuer à jouer malgré une réelle douleur. Le Marseillais y a démontré toute sa hargne, sa force ou, comme on dirait à Marseille, sa GRINTA. C’est une des raisons pour que ce soit le guerrier phocéen. Rami a serré les dents et continué à jouer, ne voulant pas laisser ses coéquipiers s’arracher sur le terrain sans lui. Un capitaine sans brassard, ou le symbole d’un amoureux fou.

Adil Rami ou la passion marseillaise

Comme précisé ci-dessus, le trentenaire est l’un des chouchous du public passionné qui compose le Stade Vélodrome. Pourquoi lui plus que d’autre ?

Car il fait partie de ces quelques joueurs comme Luiz Gustavo, Florian Thauvin, Lucas Ocampos… qui en veulent sur le terrain ! Adil Rami est adoré sur le Vieux Port parce qu’il mouille le maillot, il respecte l’écusson, l’institution de l’Olympique de Marseille. L’international permet aussi de débloquer des situations par ses buts de la tête, comme contre Konyaspor (1-0), ou encore le 28 janvier pour le choc au Vélodrome contre Monaco où il donne l’égalisation à la 7ème minutes (2-2).

Mais Adil Rami ne se bat pour l’OM pour rien. L’Olympique de Marseille, le Stade Vélodrome, les supporters, l’histoire et la ferveur représentent pour lui quelque chose d’indéfinissable. Mardi dernier, lors de la conférence de presse d’avant match contre le PSG en quart de finale de Coupe de France, il a montré son attachement à l’OM.

Quand je vois mon nom sur la composition d’avant match, je suis comme un gosse” disait-il fièrement. Marseille, c’est pour lui une ambiance particulière : “On a les meilleurs supporters en France, et de loin“. Le Franco-Marocain ajoute qu’il veut réaliser quelque chose de grand pour ce club : “A jamais les premiers en Ligue des Champions, pourquoi pas à jamais les premier en Europa League“.

Pour lui, ce serait un rêve de gagner l’Europa League avec l’OM. Toutes ces caractéristiques du guerrier marseillais, en dehors comme sur le terrain, font de lui quelqu’un d’apprécié par tous. Et vu ses performances, les quelques semaines qui restent avant la liste de Didier Deschamps pour la Coupe du Monde 2018 seront primordiales.

Car pourquoi ne pas attraper une petite place dans le groupe tant attendu ? Vu les formes des concurrents au poste de défenseur central en EDF, tout reste à jouer pour un Adil Rami qui a mis tout le monde d’accord en si peu de temps. C’est tout le mal qu’on lui souhaite en tout cas.

 

 

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