À l’heure où les technologies se multiplient, le monde du football compte bien en profiter pour réduire les erreurs et aider les arbitres. D’autres sports ont déjà franchi le pas en sollicitant les différentes options possibles comme avec le système “Hawk-Eye” (œil de faucon) utilisé au tennis ou au cricket par exemple. La vidéo est aussi utilisée dans le volleyball, le hockey ou le rugby.

La “Goal Line Technology”, l’élément déclencheur

Le 16 avril 2015, à la suite d’une réunion, le Conseil d’administration de la Ligue de Football Professionnel annonce la mise en place de cette technologie. Conçue par la firme allemande GoalControl GmbH, la “Goal Line” consiste à installer dans les stades 14 caméras ultra précises (7 pour chaque camp) afin de pouvoir confirmer la validité d’un but lors d’actions douteuses. L’arbitre central est, lui, muni d’une montre qui vibre dès que le ballon a entièrement dépassé la ligne de but.

Ce dessin simple et compréhensible démontre qu’il faut, comme expliqué auparavant, que l’intégralité de la sphère dépasse la ligne blanche pour que le but soit valable. Dans ce dispositif, c’est la technologie qui complète le jugement de l’arbitre, ce dernier se contentant de valider ou non le but selon l’action de la montre prévue à cet effet. Cet acte précurseur est donc une mini révolution pour le football.

L’arbitrage vidéo

Pour tout comprendre sur les spécificités de cette technologie, voici une courte vidéo :

Testé pour la première fois en France le 28 mars 2017 lors d’une rencontre amicale opposant les Bleus à l’Espagne, l’arbitrage vidéo a permis de refuser un but à Griezmann, et d’en accorder un autre à l’attaquant espagnol Deulofeu (score final : France 0-2 Espagne)

Á l’issue de cette rencontre, le sélectionneur français Didier Deschamps est formel. Il déclare en conférence de presse ​”qu’il s’agirait d’une bonne chose pour l’équité sportive”.
En parallèle, certains supporters français interrogés après le match se montrent sceptiques, et estiment que la vidéo ​”tue la ferveur présente dans le foot”, car les fans passent d’un état de joie indescriptible à un état de dépit, comme après le but refusé pour position de hors-jeu à l’attaquant français de l’Atletico, Griezmann.

La technologie ne fait pas l’unanimité

Comme partout, il y a deux camps,​ les pro-vidéo et les anti-vidéo.

Sur les réseaux sociaux, les avis diffèrent, chacun expose ses arguments, mais personne n’arrive à convaincre “le camp adverse”.

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