Trois jours après avoir décroché sa qualification pour les demi-finales de l’Europa League, l’OM a trouvé les ressources pour prendre trois points chez un adversaire accrocheur, avec un arbitre totalement hors du coup.

Yohan Pelé (7) : Sa responsabilité n’est pas engagée sur l’ouverture du score, où le centre de Darbion est parfait et trop éloigné du gardien olympien. Sur le deuxième, il sort une superbe parade du pied malheureusement insuffisante avant d’empêcher le 3-2 troyen d’une superbe manchette. Enfin un match satisfaisant.

Hiroki Sakai (5) : Sûrement émoussé après son match fantastique de jeudi soir, le samouraï a eu du mal à entrer dans son match. Peu en réussite devant, il a tout juste fait le travail défensivement malgré une absence sur l’ouverture du score troyenne.

Adil Rami (6) : Toujours aussi combatif, il est sanctionné d’un carton jaune ridicule suite à un contact avec Zelazny, et alors qu’il était signalé en position de hors-jeu. Pas à blâmer sur les deux buts troyens.

Luiz Gustavo (3) : De nombreuses transmissions ratées, dont une fatale à l’OM au retour des vestiaires. Il envoie Amavi au casse-pipe et offre sur un plateau le deuxième but aux troyens. A noter un superbe sauvetage sur sa ligne dans les arrêts de jeu.

Jordan Amavi (5) : Il se fait manger par Grandsir, pourtant pas réputé par sa grande taille, sur l’ouverture du score dès la première minute de jeu. Il est ensuite mis en difficulté par la mauvaise passe de Gustavo sur le but du 2-1. Fort heureusement, il se rattrape avec une offrande pour Thauvin à la 85ème minute.

André-Frank Zambo Anguissa (2) : Un match catastrophique de la part du camerounais, qui a passé son temps à rendre le ballon aux troyens, et n’a pas su récupérer le moindre ballon. Toujours aussi décevant lorsqu’il évolue sans Gustavo au milieu.

Morgan Sanson (6) : De bonnes intentions, l’ancien montpellierain a constamment cherché à aller de l’avant, et a tenté tant bien que mal d’exister à la récupération à côté d’un Zambo inexistant.

Florian Thauvin (7) : Il aurait du obtenir un pénalty à la 50ème minute de jeu, mais c’était sans compter sur l’incompétence de Monsieur Moreira. Qu’à cela ne tienne, après de nombreuses tentatives infructueuses, c’est lui qui se retrouve à point nommé pour délivrer les olympiens à cinq minutes du terme. Indispensable.

Dimitri Payet (8) : Sur la lancée de son récital de jeudi soir, Dimitri a démarré le match tambours battants, étant à l’origine de toutes les occasions olympiennes. C’est évidemment lui qui sert Njie sur le coup-franc de l’égalisation, et c’est encore lui, après avoir remonté tout le terrain, qui sert Mitroglou pour revenir une deuxième fois au score. Désormais à 11 passes décisives, il se rapproche petit à petit de Neymar et du trophée de meilleur passeur de L1…

Clinton Njie (6) : Transparent tout au long de la rencontre, on retiendra évidemment son but égalisateur dès la onzième minute de jeu. C’est à peu près tout pour le camerounais, qui aura tout de même eu le mérite de soigner sa feuille de stats.

Valère Germain (3) : Une tête captée sans souci par Zelazny, une nouvelle tête décroisée sur corner en seconde période et c’est tout. Transparent, jamais dans la surface, il serait temps d’aller songer à passer une nuit avec sa génitrice.

Kostas Mitroglou (7) : Entré en jeu à la place de Clinton Njie, le grec a donc fait passer l’équipe dans un système à deux attaquants. Seulement six petites minutes après son entrée en jeu, c’est lui, au terme d’une belle contre-attaque et d’un superbe crochet suivi d’un enroulé du gauche, qui remet les deux équipes à égalité. Après Toulouse, Lyon et Troyes, il confirme son très net regain de forme.

Maxime Lopez (6) : Il a remplacé Morgan Sanson à la surprise générale, alors que beaucoup voyaient Zambo-Anguissa sortir après son match exécrable. Après son match incroyable face à Leipzig, Max’ est cette fois-ci resté sobre, mais a eu le mérite de jouer constamment vers l’avant.

Aymen Abdennour (-) : Le revenant. Beaucoup ont sans doute halluciné de voir le tunisien entrer pour les cinq dernières minutes. A son crédit, un centre dangereux repoussé de la tête, et une relance totalement ratée dans les pieds troyens. Match typique pour le tunisien.

 

 

Trois jours après avoir décroché une qualification incroyable face au vice-champion allemand Leipzig, devant 62 000 spectateurs, le risque de décompression était très fort ce dimanche après-midi à Troyes, sans déplacement des supporters, avec une équipe troyenne qui jouait sa survie, et avec un arbitre manifestement acquis à la cause de l’équipe domicile. Malgré tous ces vents contraires, et après avoir été mené à 15 minutes de la fin, Mitroglou et Thauvin ont prouvé que cette équipe a des ressources incroyables et ne lâchera rien jusqu’à la fin de saison. Une victoire difficile, trois nouveaux points, et l’OM revient au contact de Lyon. Tout reste possible pour la course à la Ligue des Champions, il reste cinq finales…

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