Nous avons laissé l’excellent Djerir nous livrer son ressenti face à la signature du premier contrat professionnel de Boubacar Kamara. Bonne lecture à vous tous.

 

 

Avant que tu les obtiennes d’un jury d’examinateurs du BAC, je te le souhaite en tout cas, je te présente mes félicitations Boubacar…Te voilà professionnel à l’OLYMPIQUE DE MARSEILLE. Toi l’enfant de la « Planète Mars », tu vas « mouiller » ce maillot étoilé aux quatre coins de l’impitoyable galaxie du football.

Je ne vais pas te souhaiter la bienvenue Boubacar, car l’OM c’est chez toi…C’est chez nous. Tu réalises un rêve de minot. Ce rêve que tu as tant de fois embrassé le soir avant de te coucher. Ce rêve qui t’a donné la force de te lever chaque matin. Chaque instant. TON RÊVE. Ce rêve que nous avions tous au fond de nous minot. Sur un terrain de foot le mercredi, ou dans la court de « récré » à 10H. Tu ne dois cette récompense qu’à ton abnégation. Ton travail acharné. Et à chacune de ces gouttes de sueur qui ont perlé ton front sur les terrains de La Commanderie. Trésor, Forster, Mozer, Casoni, Blanc, Van Buyten (ces noms ne te disent peut être rien…) te lèguent les clefs de notre défense centrale. Forteresse qui doit redevenir imprenable. J’imagine que Basile t’as déjà parlé de la « Garde Noire ». Cette charnière qu’il forma avec le ROC Marcel Desailly. Une combinaison magique, qui nous a conduits au plus beau sacre qu’il soit un soir de mai 1993. L’héritage pour un défenseur  central phocéen est immense. L’attente elle est lourde…

Pour toi le marseillais. Pour toi l’ancien « Bourgeon ». Pour toi le produit de notre centre de formation. Pour toi le symbole fort, avec ton « frérot » Maxime, de « l’OM CHAMPION PROJECT ». La mission s’annonce rude. Di Meco, Carrasso, Nasri, Ayew te le diront plus que n’importe qui… Les regards des « milliards » de supporters marseillais seront deux fois plus tranchants que pour n’importe quel autre joueur de l’équipe. Comme un père pour son fils, l’ultra marseillais veut voir son « bijou » brillé bien plus que l’écrin de son voisin. Dans la court d’école, on ne veut voir illuminer que toi. Mais tous nos enfants n’ont pas tous été capables de surmonter tout cela. En amical contre le Torpédo de Moscou, Cantona jeta notre honneur. Le bilan fut mitigé pour Cantona. Luccin s’en alla en enfer…. Boubacar, cette ville élève ses enfants au sommet de ses plus belles vagues, comme elle peut lui donner envie de prendre le large. Mais tout cela  tu le sais. Enfin je l’espère…

Tu nous as fait patienter Boubacar.  Languir. Certains ont perdu la patience. Il te faudra les conquérir. Le temps était long et déstabilisant. On a parfois pensé que tu jouais avec nos nerfs si « fragiles ». Notre passion dépassant notre raison, il nous est même arrivé de franchir certaines limites à ton égard Boubacar. Mais tu le sais, la folie est dans l’ADN de tout fan olympien. Et il te faudra savoir faire avec. Je ne suis pas apothicaire, économiste n’y même épicier. Je n’irai pas faire le compte des euros dépensés par le club pour te garder. Je te demanderais juste de ne jamais économiser tes forces pour ce club qui t’a tout donné, tout appris. Je te demanderai de faire fructifier l’amour que l’on t’apportera.

Signer un premier contrat professionnel est l’aboutissement d’une formation réussie. Mais ça ne sera jamais une finalité. Tout est à bâtir. Tout est à prouver. Le plus difficile commence pour toi maintenant. Il te faudra travailler deux fois plus. Il te faudra rien lâcher. Il te faudra continuer à apprendre chaque jour. Apprendre de tes coachs. Apprendre de tes coéquipiers. Apprendre de tes adversaires. Apprendre de tes défaites.Car si on veut devenir un professionnel respecté et respectable Boubacar, on ne « perd pas ». On se donne les moyens de continuer d’apprendre. Et là on devient grand Boubacar…

Encore bravo et toutes mes félicitations pour ce premier contrat pro. Encore merci d’avoir choisi « ton club », l’Olympique de Marseille. Mais maintenant : AU BOULOT !

FORZA OM !

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