Dimanche, l’OM féminin reçoit Lille pour le compte de la 16e journée de D1 (stade Roger-Lebert, 13h). Un nouveau match capital à seulement sept journées de la fin du championnat, et alors que les Olympiennes occupent toujours la dernière place – forcément relégable – du classement. Et d’autant plus que le LOSC (5 points devant l’OM) est un adversaire direct au maintien. Le groupe de Christophe Parra se retrouve une fois de plus le dos au mur…

Cette fois, ça devient très, très sérieux. Et très urgent. Les Olympiennes vont se frotter ce dimanche au début de la première lame devant mener (ou pas…) à leur maintien en D1. Une lame redoutable, montée en trois temps. Dimanche, ce sera d’abord Lille. Puis la semaine prochaine (18 mars) Albi à l’extérieur, avant de retrouver le stade Roger-Lebert pour la réception de Fleury le 1er avril, en espérant éviter un poisson au goût avarié. Trois matchs que l’OM doit absolument emporter. Après un « intermède » dont il serait préférable de ne rien attendre de positif – deux déplacements successifs au PSG (22 avril), puis à Lyon (13 mai), les Olympiennes se frotteront à la deuxième lame composée, elle, de deux matchs, les deux derniers de la saison sous forme de succulent dessert ou de soupe à la grimace : accueil de Rodez (19 mai), puis déplacement à Guingamp (27 mai). Les joueuses de Christophe Parra seraient bien inspirées d’assurer leur maintien avant cette heure de vérité finale. Car elles n’ont jamais eu l’habitude de devoir sauver leur peau pour un maintien de dernière minute, alors que Ruthénoises et Guingampaises y sont rodées…

Un match à quitte ou double

Le LOSC qui se présentera à Marseille demain dimanche n’arrivera pas la fleur au fusil, confortablement calé au creux d’un siège estampillé « sans danger » pour la suite. Non. Les nordistes occupent la 9e place au classement (sur 12 équipes), avec 14 points, soit seulement trois d’avance sur le premier relégable Rodez (11e, 11 points), et talonné par Albi (10e, 13 points). Mais l’OM, 12e et donc dernier de la classe, accuse avec ses neuf petites unités un retard de 5 points sur les Lilloises. Pas besoin de sortir de Polytechnique pour comprendre les enjeux mathématiques du match… Une victoire, et l’OM reviendrait à 2 points. Un nul, ce serait le statu quo. Une défaite, et l’écart monterait à huit longueurs, assurant sans beaucoup de doute le maintien au LOSC…

Les Olympiennes restent sur deux victoires lors de leurs deux derniers matchs à domicile (Paris FC – première victoire de la saison -, et Bordeaux, à chaque fois 1-0). Avec, intercalées, deux défaites à Montpellier (2-4) et à Soyaux (1-2), lors de la dernière journée, il y a trois semaines.
Les Lilloises, elles, n’ont connu qu’une défaite sur leurs quatre dernières rencontres (devant le PSG, 1-3) et restent sur trois matchs nuls (à Albi 0-0, puis devant le Paris FC 1-1, et Fleury 2-2).

Le LOSC, un promu ambitieux qui s’accroche

L’équipe Lilloise, championne de D2 la saison dernière, un an seulement après sa création-fusion avec Templemars, n’est pas montée en D1 pour en redescendre aussitôt. De vrais efforts sont faits au sein du club, dont l’élément le plus visible est un recrutement judicieux. Avec trois internationales belges, une dans chaque ligne – Maud Coutereels derrière, Siike Demeyere au milieu, et la redoutable Jana Coryn devant (6 buts cette saison), le LOSC a aussi fait venir la jeune gardienne de Bordeaux Élisa Launay (20 ans, internationale B et même une convocation en A), la défenseure messine Héloïse Mansuy (internationale U20), Charlotte Saint-Sans Levacher (ex-internationale U20 et B), l’ex-Dijonnaise Lugdivine Bultel, et surtout deux gros coups : l’attaquante du PSG Ouleymata Sarr (22 ans) qui explose cette saison avec déjà 7 buts inscrits et une présence régulière en Équipe de France A (8 sélections, 2 buts), et son ancienne coéquipière de club, repassée entre temps par Lyon, l’internationale Kenza Dali (19 sélections), arrivée au mercato hivernal.

Non seulement le recrutement a été important en quantité, mais aussi en qualité, à tel point que malgré le classement encore incertain de l’équipe, on peut parler de réussite à ce niveau.

Le groupe olympien

Pour composer son équipe, Christophe Parra bénéficie du retour de Maëlle Lakrar – qui avait dû déclarer forfait pour le rassemblement avec l’EdF U20 et les deux matchs contre les USA. Mais Hawa Cissoko, sérieusement blessée dès le premier match avec France B à la Turkish Women’s Cup, sera absente, et sans doute pour un minimum de deux à trois semaines (déchirure de l’ischio). Amandine Blanc continue d’être indisponible.
Une fois de plus, l’internationale mexicaine Cristina Ferral – titulaire à tous les matchs de sa sélection en Turquie – n’est pas retenue, au profit de la très jeune Jamila Hamidou (16 ans). Pas mal de supporters commencent à s’interroger sur les raisons de ces mises à l’écart trop fréquentes. Ferral n’a joué que 6 matchs sur 15, avec une moyenne de jeu de 45 minutes par match joué.
Autre absente un peu surprenante : Cindy Caputo. Est-elle revenue blessée de sélection ? On ne peut que faire des hypothèses, tant la communication du club concernant sa section féminine est devenue totalement inexistante, ce qui est une vraie honte et provoque un grand étonnement dans le petit monde du football féminin hexagonal. Une absence qui démontre un vrai mépris envers les féminines, envers la discipline, envers les supporters.
On notera la présence en deuxième gardienne de la jeune Laurie Lucidi (17 ans) arrivée cette saison en provenance de Lyon.
Viviane Asseyi, brillante en équipe de France à la SheBelieves Cup, mènera bien sûr l’attaque.

Gardiennes

Geneviève Richard, Laurie Lucidi.

Défenseures

Maëlle Lakrar, Caroline Pizzala,
Anaïs M’Bassidje, Amandine Soulard.

Milieux

Kelly Gadéa, Nora Coton Pelagie, Lalia Storti,
Marie-Yasmine Alidou d’Anjou, Jamila Hamidou.

Attaquantes

 Fanndis Fridriksdottir, Charlotte Lozé, Viviane Asseyi,
Sandrine Brétigny, Mickaella Cardia.

Rappel : au match aller, les deux équipes avaient fait match nul 1-1 (Fridriksdottir 42′ / Coryn 76′).

Philippe Serve
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Photos ©LOSC

 

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